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Chauffage

Chaudière en panne : les vérifications avant d'appeler

On vérifie l'essentiel, en sécurité.

La réponse en 2 lignes. Avant tout, assurez-vous qu'il n'y a ni odeur de gaz ni signe de monoxyde de carbone : dans ce cas, on sort et on appelle (118 ou 144). Sinon, quatre vérifications sans outil (thermostat, courant, pression de l'eau, code affiché) permettent parfois de relancer la chaudière ; si la panne revient, c'est pour un chauffagiste. Locataire : prévenez la gérance, c'est en principe au bailleur de faire réparer.

Les 3 premiers gestes

  1. Vérifiez qu'il n'y a ni odeur de gaz, ni signe de monoxyde de carbone (voir ci-dessous). Au moindre doute, on sort et on appelle.
  2. Notez ce que vous voyez : écran éteint, voyant rouge, code d'erreur, chiffre sur le manomètre (le petit cadran de pression).
  3. Faites les vérifications sans outil ci-dessous, une seule fois chacune.

Stop : attention, danger

  • Odeur de gaz : n'allumez et n'éteignez rien, pas même la lumière, ne téléphonez pas à l'intérieur ; ouvrez les fenêtres, sortez, puis appelez dehors le service d'urgence gaz de votre distributeur (numéro sur votre facture) ou le 118. Gaz en bouteille ou en citerne : appelez votre fournisseur ou le 118.
  • Monoxyde de carbone (gaz invisible et sans odeur) : maux de tête, fatigue, nausées, vertiges, surtout chez plusieurs personnes à la fois, ou qui passent quand on sort. Aérez, arrêtez si possible l'appareil, sortez et appelez le 144. Pour un conseil, Tox Info Suisse répond 24 h/24 au 145. Ne rentrez pas avant l'avis d'un professionnel.
  • N'ouvrez jamais le capot de la chaudière et ne touchez à aucune pièce du circuit de gaz : c'est le travail d'un professionnel.
  • Ne bouchez jamais les aérations ni le conduit de fumée, même s'il fait froid.
  • Traces noires autour de la chaudière, flamme jaune ou orange, chaudière qui fume ou sent le brûlé : arrêtez-la, aérez, et appelez un chauffagiste sans la relancer.
  • Pour vous chauffer en attendant : jamais de gril, de brasero, de réchaud de camping ni de groupe électrogène à l'intérieur.

Les vérifications sans outil

Ce que vous voyezCe que vous pouvez vérifierSi ça ne repart pas
Rien ne s'allume sur la chaudièreSi d'autres appareils marchent (panne générale ?) ; si le disjoncteur de la chaudière est tombé, et seulement si le tableau est au sec et vos mains sèches, réarmez-le une seule fois ; ne touchez à rien d'autre dans le tableauS'il retombe, n'insistez pas : chauffagiste ou installateur-électricien
Chaudière allumée, radiateurs froidsLe thermostat d'ambiance : piles, consigne, mode été ou hors-gel, programme horaire ; les vannes des radiateurs ouvertesChauffagiste
Manomètre bas (souvent sous 1 bar)La pression à froid conseillée dans votre notice ; chaudière arrêtée et froide, si vous connaissez le robinet de remplissage, remettez de l'eau doucement jusqu'à la valeur de la notice, sans la dépasser. Si vous ne trouvez pas le robinet, n'ouvrez rienPression qui rebaisse en quelques jours : fuite ou vase d'expansion, chauffagiste
Code d'erreur ou voyant rougeLe sens du code dans la notice ; si elle l'autorise, un seul appui sur le bouton de réarmement (« reset »)Elle se remet en sécurité : n'insistez pas, chauffagiste
D'autres appareils au gaz ne marchent plus non plusNe touchez à rien sur le gazCoupure possible : appelez le service gaz de votre distributeur (numéro sur votre facture)
Chaudière au mazout qui s'arrêteLe niveau de la citerne (jauge)Citerne vide : faites livrer ; le redémarrage après une citerne vide peut demander un technicien
Tout l'immeuble est froidRien : c'est le chauffage centralConcierge ou gérance

Pression de repère à froid, à vérifier dans votre notice : en général entre 1 et 2 bars pour une chaudière murale ; la notice de votre appareil fait foi.

Ce que vous pouvez faire vous-même, et jusqu'où

  • Les vérifications du tableau : thermostat ; disjoncteur une fois, tableau au sec et mains sèches ; pression, chaudière arrêtée et froide ; code d'erreur ; réarmement une fois si la notice le prévoit.
  • Purger un radiateur froid en haut, puis revérifier la pression.
  • Arrêtez-vous là : tout ce qui demande d'ouvrir la chaudière, de toucher au gaz, au brûleur, à la carte électronique ou au conduit de fumée est réservé à un professionnel.

Les causes possibles

  • « L'écran est noir » : panne de courant, disjoncteur, fusible ou carte électronique.
  • « Elle s'allume mais ne chauffe pas » : thermostat, programme, mode été, ou brûleur qui ne s'allume pas.
  • « L'aiguille est tout en bas » : manque d'eau dans le circuit, après une purge ou une petite fuite.
  • « Elle se met en sécurité à chaque fois » : défaut d'allumage, d'évacuation des fumées ou de pression ; pas à forcer.
  • « Plus d'eau chaude mais le chauffage marche » (ou l'inverse) : vanne ou échangeur, pour un chauffagiste.

Quand appeler un professionnel, et lequel

  • Chauffagiste (de préférence l'entreprise qui a le contrat d'entretien, ou le service après-vente si la chaudière est sous garantie) : panne qui revient, mise en sécurité répétée, eau sous la chaudière, bruit anormal.
  • Locataire : appelez d'abord la gérance (ou son numéro de piquet) : c'est elle qui mandate le chauffagiste et paie la réparation, sauf faute de votre part.
  • Concierge, gérance ou administrateur de PPE : chauffage central, tout l'immeuble est froid.
  • Service gaz de votre distributeur : odeur de gaz, coupure de gaz.

Prévenir pour la prochaine fois

  • Faites entretenir la chaudière régulièrement par un chauffagiste (souvent chaque année, selon le fabricant et le contrat) : un entretien régulier limite les pannes et le risque de monoxyde de carbone.
  • Regardez le manomètre une fois par mois en période de chauffe.
  • Gardez la notice, le dernier rapport d'entretien et le dernier rapport de contrôle officiel près de la chaudière.
  • Installez un détecteur de monoxyde de carbone (norme EN 50291) près des appareils à combustion, aérez tous les jours et laissez libres les entrées et sorties d'air.

En Suisse : contrôles, bail et assurance

  • Le contrôle officiel des chaudières est cantonal. L'ordonnance fédérale sur la protection de l'air (OPair) impose de contrôler les émissions des chauffages au mazout et au gaz ; chaque canton organise ce contrôle (périodicité, qui le fait, prix), et le ramonage relève aussi du canton ou de la commune. Où vérifier : Genève, Vaud, Fribourg, Valais, Neuchâtel (directive 2026, PDF) ; Jura : votre commune.
  • Locataire : le bailleur doit maintenir la chose louée en état, chauffage compris (Code des obligations) ; le locataire assume seulement les menus travaux d'entretien. Signalez la panne sans retard à la gérance, par téléphone puis par écrit (CO, art. 257g). Si la réparation tarde, ne retenez pas le loyer de vous-même : renseignez-vous d'abord (association de locataires, autorité de conciliation), car la loi prévoit une procédure précise. Un bail peut mettre certains frais d'entretien dans les charges : lisez votre contrat.
  • Chauffage central : c'est le propriétaire de l'immeuble ou l'administrateur de la PPE qui fait entretenir et réparer.
  • Assurance : en cas d'accident (dégât d'eau, incendie), l'assurance peut demander la preuve que l'installation était entretenue et contrôlée. Gardez vos rapports.
  • Prix : aucun prix de référence fiable pour un entretien en Suisse romande n'a été trouvé ; demandez un devis ou le tarif du contrat avant le passage.

Un matin d'octobre à Genève, Sofia trouve ses radiateurs froids. Pas d'odeur, personne n'a mal à la tête. L'écran de la chaudière murale affiche un code ; la notice indique un manque de pression, et l'aiguille est à 0,5 bar. Elle arrête la chaudière, la laisse refroidir, puis remet de l'eau jusqu'à 1,2 bar en suivant la notice ; elle repart. Trois jours plus tard, la pression a rebaissé : elle appelle la régie, qui envoie le chauffagiste chercher la fuite.

Histoire inventée pour l'exemple.

Les chiffres (les plus récents publiés)

  • Tox Info Suisse (145) publie chaque année ses statistiques d'appels : dernier rapport complet, 2024 ; premiers chiffres 2025 communiqués début 2026. Aucun total national récent des intoxications au monoxyde de carbone n'a pu être vérifié ; ceux de 2026, l'année en cours, ne sont pas encore publiés.
  • Prix d'un entretien : pas de chiffre fiable trouvé pour la Suisse romande ; la fiche n'en cite donc pas.

Numéros utiles (Suisse)

  • 118 : pompiers · 144 : ambulance · 117 : police · 112 : numéro d'urgence européen, qui fonctionne aussi en Suisse. Appels gratuits, 24 h/24.
  • 145 : Tox Info Suisse, 24 h/24, gratuit, pour une question sur une intoxication sans signe grave. Malaise, perte de connaissance, difficulté à respirer : le 144 d'abord.
  • Odeur de gaz, coupure de gaz : le service d'urgence gaz de votre distributeur (SIG à Genève, Groupe E, Viteos, services industriels de votre commune…), numéro sur votre facture.
  • Votre gérance : numéro de piquet pour les pannes urgentes de chauffage, souvent affiché dans l'immeuble.
Bobby

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Bobby publie des fiches pratiques adaptées à la Suisse : lois, numéros et organismes suisses. En Suisse, Bobby répond à vos questions ; il ne vous met pas en relation avec des professionnels.

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Sources, vérification, confiance

Vérifié le 1er novembre 2026, pour la Suisse. Confiance : élevée pour les numéros d'urgence et le principe d'un contrôle cantonal des chauffages ; moyenne pour la périodicité des contrôles (propre à chaque canton : voir les liens) et pour la répartition bailleur / locataire, qui dépend aussi du bail. Les vérifications sont des conseils généraux ; la notice de votre chaudière fait foi.

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