On ne paie pas, on garde les preuves, on en parle.
La réponse en 2 lignes. Ne payez pas et n'envoyez aucune autre image. Un courriel inattendu prétendant avoir piraté votre webcam peut être un bluff. Si quelqu'un possède réellement des images intimes et menace de les diffuser, interrompez les échanges, conservez les preuves et contactez la police. Vous êtes victime : demandez du soutien, même si vous avez déjà payé.
Les premiers gestes
- Ne cédez pas : ni argent, ni nouvelles photos, ni rencontre imposée.
- Conservez les traces : menaces, coordonnées du compte, liens et justificatifs des éventuels paiements.
- Interrompez les échanges, puis bloquez le contact après avoir préservé les éléments utiles.
- Demandez de l'aide : trouvez un poste avec la recherche officielle des postes de police, puis contactez-le pour préparer votre plainte.
Stop : attention, danger
- La personne parle de se faire du mal ou semble en danger immédiat : restez avec elle et appelez le 144 pour une urgence sanitaire. Une menace physique immédiate relève du 117. La police cantonale valaisanne explique ces numéros : indiquez votre emplacement et décrivez le danger.
Bluff ou images réellement détenues ?
| Situation | Ce qu'elle signifie | Réaction |
|---|---|---|
| Courriel inattendu affirmant avoir tout filmé | Il peut s'agir d'un envoi massif sans images réelles | Ne pas répondre ni payer ; signaler puis supprimer |
| Ancien mot de passe cité | Il peut provenir d'une fuite de données | Le changer partout où il sert encore |
| Menaces après un échange intime | La personne peut avoir enregistré ou conservé les images | Préserver les preuves et porter plainte |
Selon la fiche officielle sur la fausse sextorsion, une adresse d'expéditeur ressemblant à la vôtre ou des renseignements exacts ne prouvent pas le piratage annoncé. Consultez ses recommandations pour reconnaître ce scénario. En revanche, des connexions inconnues ou des messages réellement envoyés depuis votre compte justifient une sécurisation du compte.
Conserver les preuves sans diffuser les images
Gardez les messages originaux et notez les liens des profils concernés. Si vous avez payé, conservez aussi la confirmation de transaction. Ne transmettez pas les images intimes à vos proches pour leur expliquer l'affaire. Lorsqu'un enfant est concerné, demandez à la police comment préserver les éléments sans multiplier les copies. La page de prévention de la police fribourgeoise permet de préparer les démarches et rappelle les mécanismes de ce chantage.
Si des images sont publiées
Relevez l'adresse exacte de chaque publication et demandez son retrait à la plateforme concernée. Utilisez sa fonction de signalement et expliquez que la diffusion d'images intimes n'est pas consentie. La marche à suivre de l'OFCS pour la sextorsion recommande cette demande de retrait : consultez-la pour organiser vos actions. Une demande de suppression ne garantit pas que toutes les copies disparaîtront.
Aider un jeune à parler
Accueillez sa confidence sans reproche. Dites-lui qu'il a bien fait de demander de l'aide et qu'il n'a pas à gérer seul les menaces. Les conseils du 147 sur la sextorsion peuvent servir de point de départ pour en parler ensemble. Pour joindre directement un conseiller, utilisez la page de contact du 147 : choisissez le téléphone ou un moyen d'écrire. L'écoute téléphonique est gratuite, confidentielle et accessible jour et nuit.
Signaler et porter plainte en Suisse
Le formulaire d'annonce de l'OFCS sert à signaler le cyberincident : répondez aux questions et décrivez les menaces sans ajouter inutilement de contenu intime. Cette annonce contribue à la détection des pratiques frauduleuses ; elle ne remplace pas une plainte. Pour celle-ci, contactez le poste trouvé dans la recherche officielle indiquée plus haut. Préparez un récit chronologique, les messages et les paiements éventuels.
Exemple fictif : à Neuchâtel, un adolescent reçoit des menaces après avoir envoyé une photo intime. Il en parle à un proche. Ensemble, ils conservent les messages, contactent la police et demandent conseil au 147. Ils ne répondent plus au maître chanteur.
Histoire inventée pour l'exemple.
À éviter après les premières démarches
Ne reprenez pas contact pour négocier une promesse d'effacement. Refusez aussi les offres inattendues de récupération ou de suppression contre paiement. Si un mot de passe cité était encore utilisé, remplacez-le et activez une authentification supplémentaire lorsque le compte le permet. Gardez une personne de confiance informée : les nouvelles menaces peuvent raviver la peur même après le blocage.
Lire d'autres fiches
Bobby publie des fiches pratiques adaptées à la Suisse : lois, numéros et organismes suisses. En Suisse, Bobby répond à vos questions ; il ne vous met pas en relation avec des professionnels.
Toutes les fiches SuisseSources, vérification, confiance
Vérifié le 6 novembre 2026, pour la Suisse. Confiance : élevée pour les réflexes, les démarches de signalement et les contacts ; le retrait des contenus dépend des plateformes et ne peut être garanti. Exemple fictif. Information générale, pas un avis juridique.
- OFCS — sextorsion et mesures concrètes
- OFCS — fausse sextorsion
- Police fribourgeoise — prévention
- 147 — conseils sur le chantage aux images
- 147 — moyens de contact
- Recherche officielle des postes de police
- OFCS — formulaire d'annonce, lié par les pages officielles ; accès automatisé refusé lors de la vérification
- Police valaisanne — usage des numéros d'urgence