On ne paie pas, on garde les preuves, on en parle.
La réponse en 2 lignes. Ne payez rien et n'envoyez aucune nouvelle image. Un mail générique prétendant avoir piraté votre webcam relève souvent du bluff. Une menace portant sur des images réellement obtenues demande de conserver les preuves, d'arrêter les échanges et de porter plainte. Vous pouvez demander de l'aide même si vous aviez accepté d'envoyer les images au départ.
Les premiers gestes
- Arrêtez les échanges : ne négociez pas et ne cédez ni à une demande d'argent ni à une demande de nouvelles images.
- Conservez les preuves avant de bloquer : menaces, identifiant du compte, adresse du profil et coordonnées de paiement.
- Faites-vous accompagner : pour un mineur, appelez Child Focus au 116 000 et expliquez les menaces reçues.
- Préparez une plainte : consultez les indications pour porter plainte à la police, puis apportez vos preuves.
Stop : attention, danger
- Une personne parle de se faire du mal ou passe à l'acte : restez avec elle si vous pouvez le faire sans danger et appelez le 112 pour une urgence médicale. Intervention policière urgente : 101. La page officielle des numéros d'urgence explique quel service appeler ; donnez votre localisation et décrivez le danger.
Bluff par mail ou menace ciblée ?
| Situation | Ce que cela signifie | Votre réaction |
|---|---|---|
| Un mail vague affirme avoir filmé votre écran | Il peut s'agir d'une campagne de chantage envoyée en masse | Ne répondez pas et ne payez pas |
| Le message cite un ancien mot de passe | Il peut provenir d'une fuite de données ; cela ne prouve pas l'accès à la webcam | Remplacez ce mot de passe partout où il sert encore |
| La personne possède une image ou menace vos proches | La menace est ciblée, même si l'image a été fabriquée | Gardez les éléments et portez plainte |
Conserver les éléments sans diffuser les images
Gardez la conversation originale, les captures des menaces et les liens des comptes concernés. Notez aussi ce que vous avez éventuellement envoyé ou payé. Évitez de transférer les images intimes à vos proches pour expliquer la situation : les messages de menace suffisent pour commencer à demander de l'aide. Pour les images concernant un mineur, demandez comment transmettre les éléments utiles sans multiplier les copies.
Si les images circulent déjà
Conservez l'adresse exacte de chaque publication repérée. Pour un adulte, consultez la page officielle d'aide de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, disponible ici en anglais : préparez le lien du compte et les captures des menaces pour demander un accompagnement au retrait. Pour un mineur, passez par Child Focus et décrivez où les images apparaissent. Aucun retrait complet ne peut être garanti.
À éviter
- Payer en espérant une garantie de suppression : le versement ne garantit rien.
- Envoyer une nouvelle photo pour obtenir un répit.
- Effacer votre compte et toutes les conversations avant d'avoir préservé les preuves.
- Reprocher à un enfant de s'être confié : commencez par le rassurer et l'aider.
Sécuriser les comptes concernés
Si un mot de passe a été révélé, changez-le depuis le site habituel du compte, puis remplacez-le sur les autres comptes où vous l'utilisiez. La fiche de prévention de la Police fédérale recommande aussi d'activer la validation en deux étapes et de vérifier l'appareil avec son antivirus. Ces précautions complètent les démarches contre le chantage.
Exemple fictif : un jeune reçoit des menaces après avoir envoyé une image intime. Son parent l'écoute sans le gronder. Ensemble, ils conservent les messages, arrêtent les échanges et demandent un accompagnement. Ils préparent ensuite les éléments pour la plainte, sans attendre une éventuelle diffusion.
Histoire inventée pour l'exemple.
En Belgique : les mêmes interlocuteurs dans les régions
À Bruxelles comme en Wallonie ou en Flandre, vous pouvez demander de l'aide et porter plainte sans attendre que les images soient publiées. La fiche de l'Institut consacrée aux menaces de diffusion explique la sextorsion : consultez-la pour reconnaître aussi les pressions exercées par un partenaire ou un ancien partenaire. Avoir consenti à une image ne signifie pas accepter son utilisation pour vous menacer.
Lire d'autres fiches
Bobby publie des fiches pratiques adaptées à la Belgique : lois, numéros et organismes belges. En Belgique, Bobby répond à vos questions ; il ne vous met pas en relation avec des professionnels.
Toutes les fiches BelgiqueSources, vérification, confiance
Vérifié le 6 novembre 2026, pour la Belgique. Confiance : élevée pour les réflexes, les interlocuteurs et les numéros d'urgence ; moyenne pour les possibilités de retrait, qui dépendent des contenus et de leur diffusion. Aucun résultat de retrait n'est garanti.
- Safeonweb — distinguer sextorsion et chantage par mail
- Child Focus — aide aux jeunes et aux proches
- Police locale HerKo — ne pas payer et conserver les preuves
- Police fédérale — menaces et images fabriquées
- Institut pour l'égalité — accompagnement au retrait, en anglais
- Institut pour l'égalité — menaces de diffusion
- Police fédérale — sécuriser ses comptes
- Police fédérale — numéros d'urgence
- Safeonweb — porter plainte à la police